REGARDER LA SITUATION EN FACE??

Note : cet article est un extrait du livre de « SOPHIE CHICHE & MARK SAMUEL, intitulé PETIT ÉLOGE DE LA RESPONSABILITÉ, pour prendre sa vie en main et accomplir ce qui compte vraiment pour soi ». C’est donc elle (SOPHIE CHICHE) qui s’exprime dans le « je » de cet article.

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« Il m’arrive souvent de me réveiller en pleine nuit et de commencer à réfléchir à un problème sérieux ; je me dis alors que je devrais en parler avec le pape. Puis je me réveille complètement et je réalise que le pape, c’est moi. » Jean XXIII


Reconnaissez la situation telle qu’elle est /quelle qu’elle soit. À moins de savoir à quoi vous avez affaire et d’être prêt à l’exposer sincèrement, vous ne pourrez rien mettre en place de différent. Parfois, le défi semble énorme. Cependant, lorsque nous les éclairons, les choses s’avèrent moins difficiles que ce que nous avions pu craindre. Allumons donc les projecteurs !

Comme nous venons de le voir, il ne peut y avoir de vie responsable sans intention. Une fois que vous avez la claire intention de vous rendre quelque part, la prochaine chose à faire consiste à déterminer votre position actuelle.

Prenez une carte routière. Pour atteindre un lieu, vous devez commencer par localiser deux points : l’endroit où vous êtes et celui où vous voulez aller. Pour obtenir vos objectifs, la même logique s’applique. Avec honnêteté et courage, vous devez regarder la situation telle qu’elle est.

Si votre intention est, Par exemple de passer plus de temps avec votre famille, la toute première question à poser est « comment est-ce que j’utilise mon temps maintenant ? » Que vous ayez décidé de réorganiser votre bureau, de ranger vos placards, de changer de métier, ou de lutter contre la faim dans le monde, le premier pas consiste toujours à reconnaître votre réalité actuelle. Ensuite, le chemin à parcourir est proportionnel à l’ampleur de la tâche.

  • Rester objectif

Tout comme la batterie d’une voiture – où les polarités positives et négatives dépendent l’une de l’autre pour générer un courant électrique – un état d’esprit neutre a des éléments positifs et négatifs mais n’est porteur d’aucun préjugé ou parti pris particulier. Les choses ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles sont ce qu’elles sont. La raison pour laquelle la plupart des gens ont tant de peine à évaluer la réalité d’une situation est qu’il est très difficile de rester objectif et sans préjugés. Lorsqu’ils examinent leur propre vie, l’analyse qu’ils en font est empreinte de jugements et de ressentiments, de culpabilité et de déceptions. Mais le travail de responsabilisation exige un état d’esprit neutre.

Pour devenir responsable, il est nécessaire de regarder ce qui est, et non  pas ce qui aurait pu être, ou dû être. Si vous avez un état d’esprit neutre, vous ne vous sentez pas menacé par la réalité. Elle est ce qu’elle est, il n’y a pas à la cacher ou à la juger. À ce point de votre voyage, vous n’avez pas besoin de trouver des  solutions ni de réparer quoi que ce soit. Vous devez seulement voir ce qui soutient vos projets et ce qui ne les soutient pas. C’est aussi simple que cela.

C’est simple, mais pas nécessairement facile. Il faut un engagement fort et beaucoup de persévérance pour rester objectif. Notre esprit est prompt à courir après les pensées négatives, à propos de nous-mêmes ou des autres, à classer les évènements et les gens selon les rubriques de « bien » et de « mal ». En conséquence, nos émotions sont stimulées et la déception, le ressentiment, la culpabilité s’installent.

Il faut développer une grande vigilance si nous voulons interrompre ce processus familier et retrouver un état d’esprit neutre. Certaines personnes  ont mis au point leur propre « stratégie de rétablissement » et se créent des temps morts en allant faire une promenade ou en appelant  un ami quand elles sentent qu’elles ont besoin de se recentrer. Mais attention à ne pas choisir, pour remonter sur les rails, des expédients autodestructeurs comme le surmenage, les cigarettes, l’abus d’alcool ou l’excès d’antalgiques… ! En ce qui me concerne, j’avais l’habitude d’utiliser la nourriture pour me calmer. J’y avais recours lorsque j’étais confrontée  à des émotions inconfortables, des évènements que je pensais ne pas pouvoir contrôler. Dès que je me sentais submergée par un sentiment de culpabilité ou par des jugements négatifs vis-à-vis de moi-même, je mangeais. Cela a pour effet de calmer les voix critiques, mais seulement temporairement. Le problème n’était jamais réglé, et j’avais de plus en plus de mal à entrer dans mes pantalons.

Afin de faciliter votre voyage vers la conquête d’une plus grande neutralité, nous proposons dans le prochain article de notre rédaction, quelques outils à emporter dans votre sac à dos.

 

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