PRENDRE SA VIE EN MAIN, mais comment??

 

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Note : cet article est un extrait du livre de « SOPHIE CHICHE & MARK SAMUEL, intitulée PETIT ÉLOGE DE LA RESPONSABILITÉ, pour prendre sa vie en main et accomplir ce qui compte vraiment pour soi ». C’est donc elle (SOPHIE CHICHE) qui s’exprime dans le « je » de cet article.

« Quand tu veux construire un bateau,  ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et belle »

-Antoine de Saint-Exupéry


Prendre sa vie en main n’est pas une mince affaire. Bien qu’il s’agisse d’un chemin de bon sens, il n’est pas aisé de le parcourir. Accrochez-lui toute son importance, toute votre attention : la vie n’est pas une répétition générale. C’est maintenant qu’elle se déroule. Assurez-vous d’y faire ce qui compte pour vous.

La plupart d’entre nous ne réalisent pas qu’ils ont le choix. Ils s’aperçoivent comme des victimes des circonstances, de leur milieu, de leur passé. C’est parce qu’ils sont nés dans telle famille, dans tel environnement, ou avec tel handicap, qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire telle ou telle chose. Mais les contre-exemples ne manquent pas : des gens parviennent à sortir de leur misère, des personnes courent en compétition malgré leur handicap, des malvoyants lisent et écrivent des livres… souvent, ce qui nous manque, c’est une représentation sensorielle de nous-mêmes en train de réaliser nos rêves. Avant de pouvoir devenir pianiste, il faut être capable de « se voir », de se « penser » et de « percevoir » pianiste. Vous pensez pouvoir –ou au contraire ne pas pouvoir- accomplir quelque chose ? Vous avez raison dans les deux cas.

Si vous ne savez pas ce qui est important pour vous et si vous n’en avez pas une image suffisamment claire, il vous sera impossible de le réaliser. Dans cet article, vous verrez comment  élaborer une représentation précise  de votre réussite. Quoi que vous puissiez souhaiter – trouver un travail qui vous satisfasse, obtenir la sécurité financière, rencontrer un partenaire avec lequel vous pouvez vous épanouir, dénicher la maison de vos rêves, créer une ligne de vêtements, écrire un livre, vous mettre à peindre, travailler chez vous…- quel que soit votre projet, à quoi ressemble-t-il, précisément ?

Maintenant avant de pouvoir approcher cette vision de nous-mêmes, nous devons  nous défaire de certains freins.

LE PERFECTIONNISME

Nous avons identifié l’un des modes de fonctionnement parmi les plus paralysants qui soient : le  perfectionnisme. Le perfectionnisme est un piège dangereux. Il nous séduit, parce que nous estimons qu’il est nécessaire à  la réussite, alors qu’il en est le plus grand obstacle. C’est l’ « ennemi de la création », affirme l’écrivain John  Updike. Le perfectionnisme nous empêche de prendre des risques, de chercher de nouvelles perspectives et d’utiliser des solutions originales pour résoudre les problèmes. De peur d’avoir l’air gêné ou d’être réprimandé pour une erreur que nous pourrions commettre, nous nous privons d’explorer d’autres façons de penser. Si l’excellence est un processus dynamique d’amélioration constante, la perfection est état statique (et hypothétique) à l’aune duquel nous nous jugeons -toujours mal !

L’histoire humaine est pleine d’exemples de gens simples comme de personnages légendaires, dont les formidables accomplissements ont étés précédés d’imperfections et de chutes. Sur le plan collectif, rien ne s’est construit sans tentatives et amélioration successives. Sur le plan individuel, ce n’est pas différent. « Je n’ai pas échoué, disait Albert Einstein, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnaient pas.»

Abraham Lincoln (1809-1865), qui fut pourtant président des États-Unis, a fréquenté l’échec de très près. Il a connu deux faillites et souffert d’une dépression nerveuse. Il a perdu de nombreuses élections, dont trois pour le congrès, deux pour le sénat et une pour la vice-présidence. Ensuite, et en dépit de toutes ces défaites, il devient le seizième président des États-Unis. Il conduisit le pays à travers la période la plus dynamique de son histoire, gagna la guerre civile et mit fin à l’épouvantable institution de l’esclavage.

PRENDRE DES RISQUES, MALGRÉ TOUT

La prise de risques fait partie de ingrédients essentiels d’une vie motivante, et il n’est pas possible d’attendre d’être parfait pour commencer à en prendre. Si vous n’imaginez pas la réussite possible sans perfection, vous aurez tôt fait de tomber dans le piège de la victimisation, puisque vous serez la victime de votre de perfection ; à partir de là, cette perfectibilité deviendra votre meilleure excuse pour ne entreprendre.

Il y’a de nombreuses années, je bavardais avec Charlie, mon mentor. En plus de ses nombreux talents, c’était un poète extraordinaire. Il venait de réciter un poème qui m’avait mis les larmes aux yeux, et j’avais dit : « si seulement je pouvais écrire de la poésie ! » tu le peux », avait-il objecté.

« Non c’est impossible. Je ne suis pas un bon écrivain. »

Je me souviens encore de sa réponse : hé ! Personne ne va te mettre une note ! »

Cette déclaration venait mettre en lumière un frein qui m’empêchait d’avancer. Je traversais la vie comme si quelqu’un était sans cesse entrain de m’observer et de me « noter ». L’obligation d’écrire un poème parfait m’empêchait d’essayer même d’en composer le premier vers. Il en était de même pour toutes sortes de situations : pourquoi mettre une robe si je n’étais pas assez féminine ? Pourquoi courir le marathon si je ne le gagnais pas ? Pourquoi écrire une lettre de motivation  si je n’étais pas sûre d’avoir la formulation parfaite. Comment avoir un enfant si je ne pouvais pas être un parent idéal. La peur de ne pas être parfaite m’interdisait  de prendre les risques qui s’imposent pour mener une vie satisfaisante.

J.K. Rowling, l’auteur désormais célèbre de Harry Potter, écrivait depuis son enfance. Ses premiers textes n’ont jamais été publiés. À l’époque où elle travaillait au premier tome de l’œuvre qui l’a fait reconnaitre, elle vivait dans les conditions très précaires. Elle avait envoyé ses feuilles à un premier agent literaire qui les lui avaient retournés. Le second agent, qui avait accepté de travailler avec elle, avait dû essuyer   le refus de plusieurs maisons d’édition. Elle a continué malgré tout, si bien que le manuscrit a été retenu par Bloomsbury, et le livre a rencontré le succès que l’on sait.


Le perfectionnisme conduit directement à la paralysie. Et la bonne nouvelle, c’est qu’être responsable n’a rien à voir avec le fait d’être parfait.  

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