COMMENT DEVIENT-ON VICTIME ?

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 Note : cet article est un extrait du livre de « SOPHIE CHICHE & MARK SAMUEL, intitulée PETIT ÉLOGE DE LA RESPONSABILITÉ, pour prendre sa vie en main et accomplir ce qui compte vraiment pour soi ». C’est donc elle (SOPHIE CHICHE) qui s’exprime dans le « je » de cet article.

Dans cet article, nous allons parler d’une habitude que nous avons tous, ou du moins pour la plupart à un degré variable. Nous l’appelons la «  victimisation ». Il s’agit d’un positionnement face à la vie qui sabote nos succès, nous empêche d’obtenir ce que nous désirons et qui étouffe notre créativité et notre joie de vivre.

Le concept de « victime » est un paradoxe. La plupart des gens se considèrent comme victimes lorsqu’ils sont dans une situation qu’ils n’ont pas choisie. En fait, si nous n’avons pas toujours le contrôle de la situation dans laquelle nous sommes et si nous n’avons pas le pouvoir de la changer, nous pouvons toujours   choisir comme nous y réagissons. Notre attitude envers cette situation est effectivement sous notre contrôle.

J’ai récemment eu la chance de faire la connaissance de Tokyo Sexwalé, un homme qui avait été emprisonné pendant treize ans avec Nelson Mandela sous le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud. Quand je lui ai parlé de cette notion de victime, il s’est mis à fixer un point invisible dans l’espace et a murmuré, presque pour lui-même : « comme c’est intéressant ! Pendant toutes ces années de détention, je ne me suis jamais senti victime.  Je savais que je perdrais tout mon pouvoir et le peu de liberté qu’il me restait si je m’abonnais à cette notion de victime. » Nous pouvons tous nous trouver dans les circonstances extrêmement difficiles. Mais c’est la façon dont nous prenons la situation, intérieurement, qui détermine si nous nous comporterons en victime, ou pas.

Je pari que comme cet anecdote l’élabore, la plupart d’entre vous n’aime pas aussi ces interminables bouchons qu’on remarque dans les grandes villes. ll y’a quelques mois, j’étais en voiture avec l’une de mes meilleurs amies. Nous étions arrêtées à un feu et il y avait un gros embouteillage. Nous avions une conversation passionnante sur nos enfants quand j’ai remarqué la transformation de son comportement. Elle est devenue tendue, irritable. Je lui ai demandé ce qui se passait et elle m’a répondu : »  C‘est très énervant, ces embouteillages ! » Je m’étonnai de son agacement, alors que nous étions en train de bavarder. Je décidai d’explorer ce qui se passait quand elle se laissait aller à son énervement  et les implications de son choix soit-il.

Tout d’abord, nous étions au feu rouge et cela ne changeait rien. Ensuite, nous étions en pleine conversation et nous n’avions pas de rendez-vous précis. Enfin, en quoi son énervement avait-il une chance d’améliorer la situation ? Son irritation, sur laquelle elle avait de l’influence, était ce qui nous gâchait le moment, pas les embouteillages, sur lequel en l’occurrence, elle n’avait aucun pouvoir. Ce n’était pas ni constructif, ni très utile, ni bien choisi.

Sans que son choix fût délibéré, c’était un choix quand même. Elle aurait pu être reconnaissante de se tenir  confortablement installé dans une voiture climatisée, elle aurait pu se dire que c’était un échange passionnant et que c’était un bon moyen de passer son temps lors d’un embouteillage. Elle s’était elle-même rendue victime de la situation et avait renoncé au seul pouvoir d’influence qu’elle avait : son attitude. Elle avait laissé un élément extérieur, auquel elle ne pouvait rien, lui prendre sa joie du moment.

Une autre anecdote me vient à l’esprit. Vous connaissez peut-être cette vieille histoire qui met en scène deux commerciaux envoyés en Afrique pour déterminer le potentiel du marché des chaussures. Le premier a communiqué à sa société le message suivante : « la situation est sans espoir. Personne ne porte de chaussure. » Le second écrit : « le potentiel est limité. Personne ne possède de chaussures ». Ce dernier, à la différence du premier, adopte un point de vue positif et entrepreneur.

L’un de mes objectifs, dans la vie, est de maintenir une attitude constructive et de réagir aux évènements de manière élégante  et efficiente. En restant coincée dans un fonctionnement  de victime, en continuant à décliner ma participation aux évènements de ma vie, j’aurais évidemment manqué mon but.

Et vous, vous arrive-t-il souvent de vous trouver dans ce genre de situation ? Chaque fois que vous n’avez pas  d’autre choix, vous tombez dans la boucle de victimisation. Pour mieux appréhender cette notion de victime, je propose dans la prochaine publication, les quelques phases de la boucle de victimisation.

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