Nous nous accrochons aux choses alors qu’il faudrait s’en détacher

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Les gens ont tendance à s’accrocher à des investissements ou à des engagements mal placés (une voiture, un travail, un logement, etc.) ou à des relations, même lorsqu’ils ne sont pas dans nos meilleurs intérêts. Les personnes qui ont des difficultés financières ont souvent des problèmes à se débarrasser des choses dont elles n’ont pas besoin ou dont elles ne se servent plus. Ces mêmes personnes gardent souvent beaucoup trop de tout : des meubles, des vêtements, du matériel de lecture, des choses mises de côté pour être réparées un jour, etc. Les espaces vides sont quasi inexistants. Et alors, il n’y a, littéralement, aucune place pour penser. C’est pourquoi notre cerveau intuitif est toujours enclin à nous séparer de notre argent.

Mettre en ordre la pagaille de notre environnement physique peut nous aider à voir plus clairement les autres choses qui sont inutiles. La perte n’est pas toujours une mauvaise chose. En réalité, très souvent nous nous accrochons à une chose qui nous aidera, mais seulement lorsque nous ne l’aurons plus.

Il y a aussi une tendance humaine naturelle à pourchasser le mauvais argent avec le bon. Une fois que nous avons investi dans quelque chose nous refusons de le perdre. Plutôt que d’affronter la perte et tourner la page, nous avons tendance à envoyer le bon argent après le mauvais (continuer à donner plus d’argent pour une proposition mal placée) parce que nous « avons déjà tellement investi ». Toute personne qui a essayé de garder en état une vieille voiture ou un appareil au-delà de sa durée de vie naturelle comprendra cela. « Ni gaspillage, ni désir » est un bon conseil, mais il peut se retourner contre nous lorsque nous ne réévaluons pas nos investissements – d’argent et de temps –  avec de nouvelles perspectives libérées de nostalgies émotionnelles ou financières.

Notre aversion pour la perte est également la cause de notre résistance au changement. Chaque nouveau profit implique une quelconque perte. Cela entraîne un préjugé de statu quo, c’est-à-dire que nous sommes plus enclins à nous en tenir à un comportement ou à un investissement parce qu’il est familier plutôt que parce qu’il continue à être approprié. Souvent, nous valorisons trop ce que nous avons acquis par notre expérience personnelle et confondons connaissance et savoir – une autre source à laquelle s’accrocher trop longtemps. Prenons un exemple ordinaire : il se peut que nous restions abonnés chez notre fournisseur de services téléphoniques alors que nous savons que ce n’est pas notre meilleure option.

Plus nous sommes en conflit face à une décision, plus nous ferons vraisemblablement face à une paralysie par rapport à la décision causée par notre propre crainte du regret. Décider de ne pas décider est une décision. Plus nous reportons la prise de décision, moins il est probable que nous surmontions l’hésitation. Les individus se sentent plus résistants à une peine accompagnée d’une perte qu’ils ne le sont à une joie accompagnée d’un bénéfice. Nous sommes donc vulnérables au piège de nous raccrocher à quelque chose. Nous évitons le changement et nous nous en tenons à des stratégies de perte alors qu’il conviendrait de lâcher prise.

  • L’issue à « se raccrocher » : lâcher prise

Ce qui pourrait aider à accepter les pertes serait un moyen positif de penser au changement. Nous pouvons recadrer chaque perte comme un type de bénéfice qui ouvre une porte sur quelque chose de nouveau. Ceci peut nous aider à lâcher des contrats, des investissements, des engagements, des vêtements, des croyances et même des partenaires commerciaux. Par exemple, au lieu de se raccrocher à de vieux vêtements que nous ne portons jamais, nous pouvons imaginer à quel point ces vieux vêtements pourraient aider une personne moins chanceuse que nous.

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